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Un hippopotame de profil marche sur la berge de boue au bord de l'eau brune, devant un talus de terre noire aux racines pendantes

L'hippopotame

Hippopotamus amphibius

Animal

L'hippopotame passe le jour dans l'eau, et le meilleur moment pour le voir est la fin d'après-midi, quand les groupes s'animent. Au Masai Mara, des dizaines d'hippopotames occupent les bassins de la rivière, et plusieurs camps donnent sur eux. En Afrique du Sud, ils vivent aussi dans les barrages et les rivières du Kruger.

Où voir l'hippopotame en safari ?

Comment le reconnaître ?

Rien ne ressemble à un hippopotame. Un corps en tonneau de 3 à 5 mètres de long et 1,5 mètre au garrot. Une femelle pèse 1 300 kg, un gros mâle jusqu'à 3 200 kg. La peau nue, gris-rose, suinte une sécrétion rouge sous le soleil. Dans l'eau, vous ne voyez que le dessus de la tête, les yeux, les petites oreilles rondes et les narines, qui se ferment quand il plonge. La gueule s'ouvre sur d'énormes canines inférieures, des armes plus que des outils, car il broute l'herbe avec ses lèvres. L'hippopotame nain, l'autre espèce, vit en Afrique de l'Ouest, loin d'ici.

L'hippopotame en images

Le dos et la tête d'un gros hippopotame mâle affleurent l'eau brune et rapide de la rivière, oreilles et oeil dépassant à peine
Cinq crocodiles du Nil aux mâchoires ouvertes se pressent dans l'eau boueuse de la rivière, un hippopotame derrière eux

Comment vit-il ?

Le jour, il reste dans l'eau par groupes de 5 à 30, sous un mâle qui tient 250 mètres de rivière et une dizaine de femelles. Il ne nage pas vraiment, il marche au fond et remonte respirer toutes les cinq minutes. À la nuit tombée, il sort brouter quatre ou cinq heures sur des sentiers fixes, parfois à plusieurs kilomètres de l'eau, et rentre avant l'aube. Il vit 40 à 50 ans. Les combats de mâles, gueule contre gueule, laissent des cicatrices que vous voyez sur presque tous les dos.

Où et quand le voir en safari ?

Au Kenya, les hippopotames du Masai Mara vivent par dizaines dans les bassins de la Mara et de la Talek, en toute saison. Plusieurs camps donnent directement sur eux. Des points de vue aménagés sur la rivière, où vous descendez avec un ranger, les montrent de près. À Amboseli, cherchez-les dans le marais d'Enkongo Narok, au bord de la piste. À Samburu, les bassins de l'Ewaso Ng'iro en ont quelques-uns, comme la Galana à Tsavo Est.

En Afrique du Sud, vous en voyez en toute saison au Kruger, dans les barrages et dans les rivières Sabie, Olifants et Letaba. À Sabi Sand, ils occupent les trous d'eau de la Sabie et de la Sand. Partout, le bon moment est la fin d'après-midi, quand les groupes s'animent, ouvrent la gueule et commencent à sortir. La nuit, vous les entendez brouter autour des camps.

Est-il menacé ?

L'UICN classe l'hippopotame vulnérable. Il reste 125 000 à 150 000 animaux en Afrique, et la population a reculé de 7 à 20 % depuis 1996. Les menaces tiennent à la perte des zones humides, converties en champs, et au braconnage pour la viande et pour l'ivoire des canines, moins surveillé que celui des éléphants. Au Kenya, les rivières des parcs et les lacs du Rift gardent des populations stables. La Mara reste l'un des endroits du continent où il se voit le plus facilement.

Notre conseil

Cherchez-le en fin d'après-midi, quand les groupes remontent à la surface et commencent à sortir. Dormez dans un camp au bord de la rivière Mara, vous l'entendrez brouter sous la tente. Le matin, les berges portent ses traces et son crottin projeté en éventail sur les buissons.

Crédits des images

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