Aller au contenu
Un gnou de profil dans l'herbe sèche, barbe claire et crinière noire, six étourneaux posés sur son dos

Le gnou

Connochaetes taurinus

Animal

Le gnou fait la grande migration du Serengeti, un million et demi d'animaux qui tournent entre la Tanzanie et le Kenya. Les jeunes naissent à Ndutu de janvier à mars, et les traversées de la rivière Mara ont lieu de juillet à octobre. Au Kruger, en Afrique du Sud, les gnous restent en toute saison autour de Satara.

Où voir le gnou en safari ?

Comment le reconnaître ?

Une antilope de 1,15 à 1,45 mètre au garrot, lourde de l'avant, avec des épaules hautes, une croupe basse et une tête massive et noire. Le pelage est gris sombre à reflets bleus, rayé de bandes plus foncées sur le cou et les flancs, et la crinière, la barbe et la queue sont noires. La sous-espèce du Serengeti porte une barbe blanche. Les deux sexes ont des cornes lisses en crochet, comme celles du buffle en plus fin. De loin, un troupeau de gnous se reconnaît à sa file indienne et à son allure dégingandée, tête basse.

Le gnou en images

Des zèbres descendent une berge de sable et traversent la rivière à gué, des gnous attendent en haut de la pente
Un troupeau de gnous passe sous des acacias, entre des branches mortes couchées dans l'herbe
Un troupeau de gnous broute l'herbe verte, deux zèbres derrière et un ibis sacré au premier plan

Comment vit-il ?

Le gnou vit en troupeaux et suit l'herbe courte et la pluie. Au Serengeti, un million et demi d'animaux parcourent une boucle d'environ 800 km dans l'année, avec les zèbres et les gazelles. Les femelles mettent bas en même temps, de janvier à mars, dans les plaines du sud, des centaines de milliers de petits en quelques semaines, ce qui sature les prédateurs. Les traversées de rivières, Grumeti puis Mara, coûtent des milliers de noyés et de proies aux crocodiles. Hors Serengeti, des populations sédentaires vivent dans le cratère du Ngorongoro, au Tarangire et dans les plaines du Nyerere.

Où et quand le voir en safari ?

En Tanzanie, vous verrez des gnous presque partout. Plusieurs milliers vivent à l'année dans le cratère du Ngorongoro, et le Tarangire en reçoit par milliers de juin à octobre. Au Serengeti, la migration est à Ndutu et dans les plaines du sud de décembre à mars. Les jeunes y naissent de janvier à mars. D'avril à juin, elle remonte par le corridor ouest, et franchit la Grumeti jusqu'en juillet. De juillet à octobre, elle est au nord, sur la rivière Mara, et vous guettez parfois les traversées pendant des heures.

Au Kenya, le Masai Mara reçoit la migration à la même période, et les troupeaux y franchissent aussi la rivière. À Amboseli, les gnous restent dans les plaines, autour du lac asséché, en toute saison.

En Afrique du Sud, ils vivent en toute saison autour de Satara, dans les plaines du centre du Kruger. À Madikwe, vous en voyez à chaque sortie. Les gnous ignorent les 4x4, et vous les photographiez de près. En file sur une piste, ils passent devant le véhicule arrêté.

Est-il menacé ?

Le gnou bleu n'est pas menacé. L'UICN le classe en préoccupation mineure, avec environ 1,5 million d'animaux, dont l'essentiel dans l'écosystème du Serengeti. Les menaces visent les couloirs de migration. Les clôtures, les routes, les cultures et les pâturages coupent les trajets saisonniers, et des populations isolées ont disparu là où leurs parcours ont été fermés. Le maintien de la migration du Serengeti dépend des terres hors des parcs, en Tanzanie comme au Kenya, et de la circulation des troupeaux entre les deux pays.

Notre conseil

Choisissez le mois avant le camp. Les troupeaux sont à Ndutu de décembre à mars, au centre et à l'ouest d'avril à juin, au nord sur la Mara de juillet à octobre. Le cratère du Ngorongoro en garde un troupeau sédentaire si votre voyage tombe à contretemps.

Crédits des images

Photos sous licence libre, créditées à leur auteur ; le lien mène à la source.