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Un zèbre de Grévy mâle broute de profil dans l'herbe dorée, les rayures fines et serrées, le ventre blanc, la crinière dressée et les grandes oreilles rondes

Le zèbre de Grévy

Equus grevyi

Animal

Le zèbre de Grévy ne vit presque plus qu'au Kenya, qui abrite la quasi-totalité de l'espèce : 2 465 animaux comptés en 2024, contre 15 000 dans les années 1970. Cherchez-le dans le nord, à Samburu et à Buffalo Springs d'abord, puis sur le plateau de Laikipia et à Ol Pejeta, où il broute souvent mêlé aux zèbres des plaines.

Où voir le zèbre de Grévy en safari ?

Comment le reconnaître ?

Le zèbre de Grévy est le plus grand des équidés sauvages, 1,45 à 1,6 mètre au garrot et 350 à 450 kg. Sa tête longue, son museau brun et ses grandes oreilles rondes lui donnent un air de mulet. Ses rayures sont les plus fines de tous les zèbres, serrées et noires, et elles s'arrêtent sur les flancs, et le ventre comme la base de la queue restent blancs. La crinière est haute et dressée. Le zèbre des plaines, qui vit souvent à côté, est plus petit et plus rond, rayé jusque sous le ventre. Ses bandes sont larges, parfois doublées de rayures d'ombre brunes.

Le zèbre de Grévy en images

Deux zèbres de Grévy aux rayures fines broutent l'herbe sèche, un oryx beisa aux longues cornes droites debout derrière eux près des acacias
Quatre zèbres de Grévy dans la brousse sèche, deux de profil et un de dos, devant des acacias parasols et des buissons

Comment vit-il ?

Il ne forme pas de harem. Les étalons tiennent des territoires de plusieurs kilomètres carrés autour d'un point d'eau, et les femelles passent avec leurs poulains, sans lien durable. Il supporte le pays sec mieux que le zèbre des plaines et reste plusieurs jours sans boire, mais une mère qui allaite retourne à l'eau bien plus souvent. Il broute les herbes dures des plaines de buissons et partage ses pâturages avec le bétail des éleveurs, ce qui est sa première difficulté. Le poulain naît après plus d'un an de gestation.

Où et quand le voir en safari ?

Samburu et Buffalo Springs, de part et d'autre de l'Ewaso Ng'iro, restent les réserves où vous le voyez le plus sûrement. Il y vit dans les buissons, souvent en petits groupes avec des zèbres des plaines et des oryx. Le plateau de Laikipia en abrite la plus grande part, dans des conservancies comme Lewa, et Ol Pejeta en garde quelques dizaines mêlés aux zèbres des plaines. Le comté de Laikipia comptait 38 % de la population kényane en 2021, Isiolo 27 %. Le sud du pays, Masai Mara, Amboseli et Tsavo, en est dépourvu.

Est-il menacé ?

L'UICN classe le zèbre de Grévy en danger. L'espèce comptait 15 000 animaux à la fin des années 1970, en Éthiopie, en Somalie et au Kenya, et elle est tombée sous les 2 500 vers 2008. Le recensement national de 2024 en a compté 2 465 au Kenya, contre 2 649 en 2021, et une petite population survit en Éthiopie. Les menaces tiennent à la concurrence du bétail pour l'herbe et l'eau, aux sécheresses et à une plante envahissante, le prosopis, qui remplace les herbes dans le nord. Les conservancies communautaires de Samburu et de Laikipia portent l'essentiel de sa protection.

Notre conseil

À Samburu, cherchez-le dans les buissons loin de la rivière, en début de matinée, et comparez-le aux zèbres des plaines qui broutent à côté. Le ventre blanc et les oreilles rondes le trahissent de loin. À Ol Pejeta, demandez aux rangers où se tient le petit groupe de la réserve.

Crédits des images

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