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Un impala mâle de profil dans la lumière dorée du soir, les cornes annelées en forme de lyre, le dos roux, le ventre blanc et les touffes noires au-dessus des sabots arrière

L'impala

Aepyceros melampus

Animal

Des dizaines d'impalas se tiennent au bord de chaque piste du Kruger, et vous cesserez vite de les compter : cette antilope rousse est l'animal que vous verrez le plus souvent, avec environ deux millions d'individus en Afrique. Regardez-la quand même sauter, jusqu'à 3 m de haut, et les mâles s'affronter en mai, pendant le rut.

Où voir l'impala en safari ?

Comment le reconnaître ?

Une antilope moyenne, 75 à 92 cm au garrot et 53 à 76 kg pour un mâle, 70 à 85 cm et 40 à 53 kg pour une femelle. La robe est à deux tons, un dos roux et des flancs plus clairs, fauves, séparés nettement du ventre blanc. Sur l'arrière, deux rayures noires verticales encadrent la queue à raie noire et dessinent un M quand l'animal vous tourne le dos. Les oreilles ont la pointe noire, et une touffe de poils noirs marque l'arrière des pattes postérieures, juste au-dessus du sabot. Seuls les mâles portent des cornes, fines, annelées et courbées en lyre, de 45 à 92 cm.

L'impala en images

Deux impalas mâles face à face dans la végétation verte, la tête baissée et les cornes en lyre prêtes à s'entrechoquer
Une femelle impala avec un piqueboeuf à bec rouge posé sur le dos, un jeune mâle à ses côtés et le troupeau qui broute derrière dans la brousse verte, les rayures noires de la croupe bien visibles

Comment vit-il ?

L'impala mange de tout, l'herbe en saison des pluies et les feuilles, les pousses et les gousses d'acacia en saison sèche, ce qui lui permet de rester sur place toute l'année sans migrer. Les femelles et les jeunes forment des troupeaux, les jeunes mâles des bandes de célibataires. Pendant le rut, en mai en Afrique australe, les mâles adultes défendent un territoire et un harem pendant trois semaines, à grand renfort de rugissements et de combats. Après six à sept mois de gestation, les femelles mettent bas un seul petit, presque toutes en même temps, en novembre et en décembre, avec les premières pluies. Les impalas s'épouillent entre eux et laissent les pique-bœufs retirer leurs tiques.

Où et quand le voir en safari ?

Dans tous les parcs de brousse d'Afrique du Sud, et à toute heure du jour. Le Kruger en est rempli, surtout dans le sud et le centre, où les troupeaux broutent le long des routes et sous les acacias. Sabi Sand, Pilanesberg, Madikwe et Hluhluwe-iMfolozi en ont partout. Les meilleurs moments sont le rut de mai, bruyant, et les naissances de novembre et décembre, quand les petits apparaissent par centaines et que les prédateurs rôdent autour des troupeaux.

Est-il menacé ?

L'UICN classe l'impala en préoccupation mineure, avec environ deux millions d'animaux en Afrique de l'Est et australe, et sa population se maintient dans la plupart des réserves. La sous-espèce à face noire vit en Namibie et en Angola, bien plus rare. L'impala nourrit presque tous les prédateurs de la savane, du léopard au lycaon, et reste abondant parce qu'il se reproduit vite.

Notre conseil

Arrêtez-vous quand même devant les impalas, car ils sont la proie favorite du léopard, du lycaon et du guépard : un troupeau qui souffle et fixe un buisson vous montre souvent où se cache un prédateur. En mai, les mâles rugissent et s'affrontent cornes contre cornes, et les premiers petits arrivent en novembre.

Crédits des images

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